Le grand voyage des Marcazzan

Le grand voyage de Mario, Emilie, Baptiste et Elisa ...

Au commencement, ce fut un abonnement cadeau à voile et voilier (merci à Laurent Cohen) qui nous fit même songer à l’acquisition d’un bateau. Au final nous avons été raisonnables et ce fut la maison en Normandie…ce n’était que partie remise. D’autant plus qu’en Normandie, nous nous étions inscrits au club nautique Veulais. Le feu couvait sous la cendre.

De fil en image, de salon nautique en salon et de sorties avec le club nautique valériquais en rincette, nous avons fini par troquer nos semaines de location en villa corse par des semaines de location en monocoque (merci à Midi Nautisme).

Mais la tentation dans les pages d’ « Histoires de partir » a été trop forte…Pourquoi les autres et pourquoi pas nous ?

lundi 29 novembre 2010

Sur la voie du retour / 4 : retour aux Testigos






















Nous voilà de retour aux Testigos que nous découvrons que très tard car la nuit a été nuageuse et nous n’avons aperçu les côtes qu’à 5 milles. Magnifique lever de soleil, un de plus dans ma collection mais comment se lasser ? De belles rencontres et surprise nous attendent pour ce second séjour. Tout d’abord au mouillage, nous sommes assez nombreux en attente de la fenêtre météo pour remonter dans le nord. Samedi soir pour fêter ses 40 ans Felix, un pêcheur local qui a voyagé (Paris, Marseille – sa préferée, il y a la mer – et l’Allemagne) a organisé une fête pour tous les bateaux français. Guad assiste à la capture et au dépeçage de la chèvre : nous aurons un ragout de chèvre pour diner. Difficile de décrire l’atmosphère : village de pêcheur sur une toute petite ile, groupe électrogène pour alimenter la sono à fond et quelques lumières, présence des locaux (pêcheurs mais aussi capitaine et infirmière des gardes cotes), bière à gogo et salsa, merenge pour une soirée inoubliable. Moment intense d’émotion quand Felix et sa maman ont chanté en duo sur quelques accords de guitare : nous aussi nous pensons à nos familles.
Autre rencontre sympathique : deux nouveaux batocopains : Toumaï et Namesté, des monocoques au long cours qui naviguent depuis plusieurs années. Ils avaient navigué ensemble pour la descente entre l’Espagne et Salvador de Bahia il y a quelques années et qui se retrouvent aux Testigos après avoir affronté le pot au noir de retour du Brésil, Argentine, Cayenne et Surinam. A leur bord, deux couples et quatre enfants : sur Toomaï Manu (ancien pilote de l’armée de l’air), Vanessa (pur sang corse) Elisa, 9 ans (!)et Benjamin, 6 ans ; sur Namasté, Ivan (qui, étant ostéopathe, fait bénéficier Guad de ses soins), Sandrine, Hugo (11 ans) et Victoria (8 ans). Les enfants sont ravis et nous de même.
Nous partons à la découverte de l’île : dunes de sable et squelette de dinosaure, familles de fou de bassan et iguanes nous attendent. Guad refait son lasso à langouste te découvre la brésilienne, espèce plus petite mais plus gouteuse. Nous faisons quelques trocs avec les pêcheurs pour nous alimenter en frais : poissons coffre et une immense raie à la grande joie d’Elisa !!!
Nous regrettons le départ de nos amis de Corinthe, qui ont décidé d’abreger leur séjour pour remonter plus rapidement vers la Guadeloupe : par contre ils ont trouvé une bonne ouverture méteo et sont arrivés à Grenade sans encombre, tandis que nous restons ici bloqués dans l’attente d’une amélioration du temps. Nous faisons une tentative de départ, finalement avortée après quelques heures de navigation : après avoir fait nos aux revoirs au matin, nous rentrons dans l’après-midi la queue entre les jambes. L’ambiance à bord n’est pas au plus haut car la décision de faire demi-tour n’a pas été prise à l’unanimité, donc stress et discussions acérées s’ensuivent. Les enfants, eux, sont ravis de retrouver leur copains…

Sur la voie du retour / 3





Une navigation tranquille et, pour une fois, même un peu de voile (nous battons à plate couture nos amis de Corinthe, qui, même au moteur, n’arrivent pas à nous rattraper - comme ils disent, eux font tourner les moteurs pendant la navigation et nous au mouillage, pour faire de l’électricité vu l’insuffisance de nos panneaux solaires) nous emmène à Juangriego, sur l’île de Margarita, où nous souhaitons avitailler et faire le plein de gazole, profitant des prix très bas pratiqués au Venezuela. Une fois mouillés, nous descendons à terre, où nous sommes immédiatement pris en charge par les autorités locales : avant d’approcher la pompe à essence, il faut faire les papiers administratifs ! Ce qui prend une bonne partie de l’après-midi, y compris une inspection des bateaux avec fouille de tous les équipets, ce qui n’est pas pour nous rassurer : est-il pour mieux renseigner les pirates qui prétendument rôdent dans ces eaux sur ce qu’il y a à voler ? Un gros grain se déclenche peu après l’arrivée des officiers sur Wahoo, comme ils ne veuillent pas se mouiller ils restent pendant plus d’une heure bien à l’abri et font un sort aux réserves de Speculoos sous l’œil impuissant et désespéré des enfants ! Et quand enfin nous avons les papiers en règle, nous n’avons pas encore fini de nous amarrer au ponton essence qu’un autre officier (cette fois-ci des gardes-côtes) nous interdit de ravitailler, car le service est réservé aux pêcheurs locaux ! Décidemment, les autorités font tous pour décourager les visiteurs, tandis que l’accueil réservé par la population local est des plus chaleureux.
La déception est grande, d’autant plus qu’il nous faut absolument du gazole pour poursuivre ; à empirer la situation, la nuit est des plus agitées, une houle soudaine se lève, Wahoo à l’ancre surfe sur les déferlantes et c’est le branle-bas de combat chez les pêcheurs locaux qui sont obligés de doubler les amarres de leur barques en pleine nuit.
Le matin d’après c’est le début de la corvée gazole : d’abord prise de contact avec les pêcheurs qui, eux, ont le droit de s’avitailler à la pompe, ensuite mission à terre avec tous les conteneurs disponibles à la recherche d’une station d’essence. Un local disposant d’un vieux camion américain (ces bons vieux gros V8 sont increvables…) nous accompagne volontiers. A la pompe, nous n’en revenons pas : 135 l de gazole pour 70 bolivars, soit moins de 7 € !! Nous faisons deux fois la navette entre la pompe et les bateaux, transportant les bidons d’abord par camion, ensuite sur l’annexe, pour enfin verser le carburant dans les réservoirs de Wahoo et de Corinthe. A la fin les réservoirs sont pleins et nous avons même une petite réserve, grâce à une barque de pêcheurs qui nous a cédé à prix de marché noir (50 bolivars + 2 bières et 2 cigarettes…) 60 l supplémentaires. Nous sommes donc parés pour le départ…
L’avitaillement a été haut en couleur dans cette petite ville de province. Nous avons cherché en vain de la farine de blé pour faire le pain mais nous sommes repartis avec de la farine de mais pour faire les galettes. Serait ce l’occasion d’essayer une nouvelle recette ? Un énorme grain est tombé sur la ville pendant que nous faisions les courses et nous avons pu voir des scènes qui m’ont rappelé Phnom Penh à la saison des pluies : voirie recouverte d’eau et geysers dans les caniveaux sans oublié de vraies cascades des toits qui font rire les enfants. On sort les balais et les sceaux pour laver les trottoirs et les voitures…le tout accompagné d’une musique assourdissante mais différentes en fonction des voitures. Sans cette mésaventure au ponton essence, cette étape resterait un excellent souvenir !

Une journée en bateau (le 22 novembre aux Testigos)







Réveil à 7h30 par les cris de Maman et de Guad, petit déjeuner mal réveillé. Ensuite CNED avec peu d’envie mais bon il faut le faire je ai pas le choix.
Fini !!! (il est 10h voir 11h) Bon maintenant qu’est ce que je fais ?? De la planche a voile ? Non Mario et Guad en font. Du body board ?? Pas trop envie, j’ai mal partout a cause de la session d’hier. DS ?? Zut j'ai plus de batterie et je ne peux pas la faire recharger on n’a pas beaucoup de batterie sur le bateau.
11h30… Bon d’accord va pour le body j’appelle le bateau copain et mon ami peut venir.
12h30, retour sur le bateau, fatigué et affamé. Maman prépare à manger et mince Guad part faire de la planche.
13h30, Baptiste, veux-tu prendre l’annexe pour dire à Guad qu’on va manger. Ouais !!
13h45, a table !! Et pour de bon. Au menu raie (je n’aime pas beaucoup) et petits pois, en dessert compote (ça j’adooore). Après le repas vaisselle =(.
15h, sieste je vais pouvoir jouer à la DS, mince j'ai toujours pas de batterie, bon bah, lecture enfin rerelecture.
15h30, un appel à la VHF pour moi. C’est Hugo qui me demande si je veux retourner faire du body dans les vagues. Sa mère nous dépose avec sa grande annexe et son moteur 15 CV (ça avance contrairement à notre moteur).
16h00 retour sur Wahoo. Je suis invité sur le bateau d’Hugo. Mais pas d’annexe sur le bateau car il y a une réunion météorologique sur un autre bateau copain.
16h30 la mère d’Hugo vient me chercher je prends ma DS dans l’espoir de pouvoir la faire charger sur leur bateau.
18h30 je rentre sur Wahoo, mets le table et nous prenons l’apéro.
20h repas avec pates à la bolo.
20h30 on débarrasse, lavage de dents et au lit.

Vie à bord de Baptiste vu par les parents

Réveil vers 7H30, 8h00 pour un petit déjeuner composé de pain et de Nutella (les céréales ont été vite abandonnées). Ensuite direction le coffre contenant les cours du CNED et ouverture du notebook pour voir le programme semi mensuel organisé par Mario pour tenir compte des navigations et du calendrier des évaluations exigé par le CNED de Rouen . Baptiste a en moyenne 3 à 4 matières par jour qu’il effectue en 2 à 3h00 au maximum. Il squatte le carré dans des positions diverses et variées et la concentration est difficile à maintenir, surtout dans ces matières préférées !!! Ensuite la récompense en fonction du vent et de l’environnement : planche à voile, kayak dans les vagues, bodyboard ou skimboard. Déjeuner à bord rapide (vaisselle incluse car Baptiste est responsable de la vaisselle du midi !) et à nouveau en fonction de l’environnement diverses activités nautiques ou bien virée à la plage pour retrouver les copains des bateaux copains pour des parties de rigolade dans les vagues !!! Baptiste s’occupe beaucoup aussi de la pêche, activité que, après quelques mésaventures initiales (pertes de leurres à répétition, lignes cassées…) donne maintenant des bonnes satisfactions.
Tous les temps morts sont dédiés à la Nintendo DS (voir même plus, d’où certaines frictions au moment d’effectuer une manœuvre que nécessite de bras sur le pont – hisser ou affaler les voiles , disposer les pare-battages et les amarres…) à la lecture ou au dessin de Manga ainsi qu’aux soins capillaires. Ce denier volet drastiquement réduit depuis une radicale coupe de cheveux due à un pari hasardeux sur le démarrage de l’annexe. En effet l’annexe est de loin l’équipement du bateau auquel Baptiste s’intéresse le plus, pour le frisson de conduire enfin un véhicule à moteur (faute de mobylettes à bord…). Baptiste regrette que nous soyons équipés d’un simple 5 CV et lorgne avec envie du côté des copains équipés en 8 voir 15 CV.
Pour revenir à l’emploi du temps, retour en fin d’après midi pour la douche. Apéro mérité pour les enfants comme pour les adultes (grenadine et menthe à l’eau pour ne pas changer les habitudes !) diner et parties de carte (21, poker…). Extinction des feux 20h00 pour cause d’électricité réduite sur le bateau mais les yeux se ferment bien vite.
de batterie sur le bateau.

Sur la voie du retour/2

La plus longue étape du retour est entre Los Roques et Blanquilla, soit 120 milles ou encore 24 heures de navigation bien tassées. Nos amis de France nous ont indiqué via SMS le meilleur moment pour partir. En effet, le début de la traversée est tranquille, hormis pour la première prise de quart de nuit d’Emilie : j’ai juste le temps de lui passer les consignes, de la rassurer disant qu’il n’y a rien de particulier à faire sinon surveiller la route, le pilote et le régime des moteurs et de m’allonger que un alarme strident retentit : le moteur babord ne charge plus les batteries ! Je me dis que j’aurais dû reprendre la tension de la courroie de l’alternateur avant de partir et j’acquitte. Quelques minutes après, rebelotte : cette fois-ci, alarme surchauffe. Le diagnostic est clair même avant d’ouvrir le capot de la cale moteur : la courroie qui entraîne l’alternateur et la pompe à eau a cassé. Je sors de ma boîte mon outil multifonction plus performant et apprécié : Guad, et c’est parti pour une séance de remplacement courroie en pleine nuit et en navigation…
Le jour suivant la navigation se poursuit mais la méteo est moins favorable et nous nous faisons un peu secouer par le clapot du à 15 nœuds de vent contraire. De plus nos amis de Corynthe subissent quelques ennuis : Valérie est victime du mal de mer et Philippe doit assurer seul la conduite du bateau, tandis que leurs moteurs sont capricieux : ennuis de démarreur, impossibilité de garder un régime constant et surtout surconsommation qui, associée à une évaluation un peu optimiste des réserves de carburant fait que Corynthe est obligé de terminer le parcours à la voile, et arrive ainsi à Blanquilla à 9h du soir, tandis que nous, arrivés deux heures auparavant, signalons la place de mouillage.
Après ces quelques mésaventures, les journées suivantes sont occupées à bichonner nos montures : remplacement préventif de la courroie alternateur tribord, niveaux divers et carénage pour Wahoo, remplacement des filtres huile et gazole et réparation du démarreur pour Corinthe, qui, grâce aux pêcheurs locaux et à la garnison de Blanquilla, qui pour une fois se révèle amicale, arrive à reconstituer ses réserves de gazole, contre quelques articles de confort (vin blanc, cigarettes, rhum…). Le tout encore une fois en grande partie grâce toujours à notre outil multifonction Guad (tour à tour pilote automatique, mécanicien, pêcheur, interprète, négociateur et même cuistot à ses heures perdues) une dotation qui devrait être rendue obligatoire à chaque bord…

Pêche à la langouste






Nous étions en plein milieu de la mer avec de magnifiques fonds.
Nous étions partis à la chasse à la langouste pour tester notre tout nouveau lasso troqué. Nous en avons pêchée une toute seule !!!
Après l’avoir mise dans l’annexe, Baptiste crie IL Y A UNE TORTUE. Nous on se rapproche .Elle était trop mignonne !!! Guad arrive et il la prend dans ses mains !!! Il la sort de l’eau et elle se débattait impressionnant !!! Il la balance dans l’annexe comme un ballon. Elle a fait un sacré bruit en arrivant, on a entendu POUM. Puis il monte tout de suite pour la photo. Il la penche au bord de l’annexe (l’erreur), un dernier petit coup de patte et puis Guad la lâche. Papa n’ a même pas eu le temps de prendre la photo et plus de tortue, elle s’était volatilisée.
Pour revenir à la langouste, nous voulions faire un barbecue de langouste le midi.
Donc nous partons avec Philippe à la chasse aux langoustes avec notre fameux lasso et le fusil de notre ami.
Le lasso nous l’avions arrangé. Quand nous l’avons eu, il y avait un seul côté pour attraper les langoustes et Guad en a installé un nouveau, ce qui qu’y fait qu’il y a 2 côtés pour attraper les langoustes. Deux fois plus de langoustes ?
Arrivée sur place, je regarde sous le premier corail que je vois, 2 IMMENSES LANGOUSTES. J’appelle Guad j’ouvre très grand les bras pour lui montrer la taille des langoustes.
Guad arrive il essaie de les attraper mais le premier côté du lasso a laché. Philippe arrive, Guad réessaye de l’attraper mais deuxième a aussi laché !!!!!! Philipe prend le relai avec son fusil. Mais quand c’est avec le fusil, on doit remonter dans l’annexe : dommage car je ne peux pas vous raconter.
Mais au final on les a eu toutes les deux !!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!!